Un blog rassemblant un certain nombre de réflexions sur l'identité culturelle et sociale de la librairie indépendante
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LES EDITIONS DU RETOUR
Partage des Cultures soutient l'activité très artisanale de la maison d'édition Les Editions du Retour, qui propose "de promouvoir des auteurs n’ayant jamais accédés au monde de la publication et dont les textes présentent une réelle originalité".
www.editionsduretour.com

Mènaxéne de Xavier Gilbert
Mènaxéne, un héros à la recherche d’illusions perdues, par Myriam Desvergnes

Journée Musique et Diversité
Le 4 Septembre 2007 au Centre Pompidou
Une manifestation organisée par le Bureau Export de la Musique Française
Cette manifestation qui à eu lieu au centre George Pompidou, « centre d’échange et de dialogue », a été introduite et saluée par sa toute nouvelle directrice, Agnès Saal. Elle a en effet honoré « la réflexion et la démarche intellectuelle de cette journée ».
Benoît Paumier, délégué au ministère de la culture et de la communication a ensuite évoqué la nécessité de mettre en œuvre la convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle, et a mis en évidence l’engagement de l’Union Européenne en faveur de la convention notamment au niveau de l’audiovisuel.
L’association partage des Cultures a décidé d’exposer les points importants de cette journée.
Animateur : Philippe Bailly, PDG de NPA Conseil
Intervenants :
- Stephan Bourdoiseau, PDG de Wagram
- Jean-Michel Grapin, Directeur général de Yacast
- Hervé Rony, Directeur général du Snep
- Yves Riesel, PDG de Abeille Musique
- Marc Thonon, Directeur général d’Athmosphériques
Thèmes :
- Etats des lieux de la diversité en France : production, publics, médias
- Le producteur, un acteur de la diversité musicale : la mutation des métiers
• Les indices de mesure de la diversité culturelle sont:
- Le nombre de titres et d’artistes
- Le nombre de médias
- Les différents usages et mode de communication (en prenant notamment en compte le développement des medias traditionnels)
• Trois diversités sont ainsi mises en valeur : la diversité artistique, la diversité des médias, et la diversité des usages.
• Pour avoir en tête quelques chiffres, nous pouvons dire qu’en 2006, 70000 titres différents ont été diffusés par les médias (radio et télévision). Nous discernons néanmoins un phénomène de concentration puisque 3% de ces titres représentent 70% des diffusions.
35% de ces titres diffusés sont francophones et touchent 47% de l’audience.
• On peut noter que la diversité commence à être mise à mal par une crise financière. Il y a en effet moins d’artistes diffusés, et donc moins de clips diffusés.
• Les médias ne génèrent plus la vente, mais d’autres moyens se mettent en place. Nous rentrons ainsi dans la génération i-pod.
• Les avancées technologiques récentes ont permis une baisse des dépenses marketing, mais également une baisse des ventes en général. Pourtant, l’année 2006 a été la meilleure année depuis 2003/2004 en termes de nouvelles signatures d’artistes. En revanche, l’évolution numérique ne baisse pas les coûts de la production, tout simplement parce que la musique qui n’est pas électronique ne bénéficie pas de l’évolution numérique comme on pourrait l’imaginer.
• Il y a de plus en plus d’incertitude et de moins en moins de visibilité lorsqu’un artiste est signé. Ainsi, produire et développer des artistes aujourd’hui sont des taches beaucoup plus difficiles qu’auparavant. De nombreuses problématiques sont à prendre en compte :
- Trouver des financements
- L’évolution technologique
- Difficulté pour les productions locales d’exister en face de productions beaucoup plus importantes.
- Les modèles de production et de diffusion évoluent et il faut donc comprendre ces mutations pour le monde de demain
- Comment assurer la pluralité ?
- Travail de régulation pour trouver des solutions aux problèmes de la gratuité et du piratage. L’Etat doit s’impliquer d’avantage afin de réguler la concurrence et d’assurer une diversité au sein des medias
• Il est nécessaire de mettre en place un plan d’urgence, et de soutenir la création d’opérateurs locaux au sein du marché européen, qui serait capable de se réguler lui-même.
• Les médias ne suivent pas les nouveaux artistes. Il faut faire pression sur les pouvoirs publics pour que la diversité soit en effet défendue et promue.
• Il faut des operateurs européens.
• En ce qui concerne le numérique, il faut diversifier l’offre, la segmenter.
• Cette période technologique est une phase de test. Le problème est qu’elle se fait dans un milieu concentré et à problèmes. Il ne peut pas y avoir qu’une seule solution. Il faut également repenser le métier, car il y a une mutation complète.
De plus, trop de diversité tue la diversité. Il faut donc que cette diversité soit encadrée.
• Le métier de producteur se justifie. Le produit physique n’est pas mort à partir du moment où on l’enrichie.
• Le numérique et internet est pour le moment un grand avantage pour les artistes existants, mais pas encore pour les artistes émergeants.
• Le problème de la piraterie doit être résolu avant toute chose car il n’y a pas de modèle économique contre la gratuité.
• Nous sommes confrontés à une dévalorisation de la musique. Il y a une pédagogie de la création à avoir. C’est un problème qui est également sociologique.
Des solutions ?
• Le contrat à 360° : Il n’y a plus seulement le support physique. Ainsi, des revenus supplémentaires peuvent être générés par l’enregistrement des concerts.
• La publicité est également un moyen de rémunérer l’industrie musicale, mais ce n’est pas le seul. Il faut réorganiser l’obtention des revenus.
Animateur : Philippe Bailly
Intervenants :
- Vincent Frèrebeau, Directeur du label Tôt ou tard
- Gilles Babinet, Directeur MXP4
- Borey Sok, Membre du bureau des catalyseurs numériques et Blogueur/consultant
- Jean-Marc Tassetto, Directeur Général SFR
Thèmes :
- L’importance des nouvelles technologies dans le processus de production, du studio à la diffusion, pour le développement des carrières d’artistes et la relation au consommateur.
- Diversité culturelle et révolution numérique, une opportunité majeure sous conditions.
• Il y a une avancée technologique évidente. En 2006, le numérique représentait 2 ,5% du chiffre d’affaire total de l’industrie.
• Les nouveaux usages impliquent une vision à long terme. La musique s’adapte à la demande.
• Les nouveaux usages ne sont pour le moment pas suffisants pour rémunérer l’ensemble de l’industrie, mais ils impliquent tout de même des rémunérations locales.
• Néanmoins, le consommateur a besoin de clarifications massives sur ces nouveaux usages. • Les DRM étant obsolètes, de nouvelles solutions doivent être trouvées.
Le contrat à 360° apparaît ainsi comme une solution. Ce qu’il faut avant tout garder en tête, c’est que la production est un investissement qui ne génère pas des revenus immédiats. Il y a un écosystème unique qui se crée autour du label indépendant, ce qui permet à la musique de survivre et de produire et de développer de nouveaux artistes.
• SFR est dans phase de test de plusieurs techniques de diffusion. Les tests se portent sur les tarifs, la technologie et les clients (marché).
• Nous sommes passés d’ « exception culturelle » à « spécificité culturelle », puis à « diversité culturelle » grâce à cette convention.
• La convention doit permettre l’égalité des chances et l’expression des cultures. Elle représente le droit des Etats de se doter d’une politique culturelle.
• Elle propose une aide aux pays en voie de développement par les pays développés. Elle propose un environnement favorable à la diversité (fiscalité, droit de travail…)
• Solution du Contrat à 180° : les producteurs de musique peuvent également devenir producteurs d’images et littéraires et ainsi produire dans le domaine de l’industrie créative.
• Prise en compte de la Croissance qualitative : qualité de vie culturelle, immatériel, mesure de la diversité.
• Les leaders du marché doivent faire profiter les indépendants des avancées technologiques (négociations)
Animateur : Jean François Michel, Directeur général du bureau export de la musique française
Intervenants :
- Jean Philippe Allard, Directeur du label Polydor Universal Music et président du bureau export
- Bernard Batzen, Directeur d’Azimuth Productions, du label Rue Bleue et du festival les Méditerranéennes.
- Laurent Bizot, Directeur du label No Format ! et manager de Salif Keita
- Philippe Cohen Solal, Directeur du label Ya Basta et fondateur du groupe Gotan Project
- Nicolas Galibert, Président de Sony/ATV music publishing et DG de Sony Music Editions
- Daniel Winkel, Directeur adjoint du bureau export à Berlin
• International : Etat d’esprit export : rencontres, mélange de cultures
• Développer des artistes internationaux, cela prend des années. Convaincre, obtenir des appuis, ce sont des investissements très lourds, les retours sont lents. C’est un travail à long terme.
• Permettre aux artistes d’être mobiles, c’est essentiel dans la défense de la diversité culturelle. Il faut une connaissance du marché et l’activation des réseaux.
• L’international est une mission de l’éditeur. C’est la vision de la diversité. Les musiques qui s’exportent sont souvent des artistes de musique du monde. L’export fait parti du cahier des charges de l’éditeur. La diversité culturelle, c’est également la diversité des métiers.
• Les problèmes sont liés aux problèmes de taxes, de charges sociales et de permis de travail pour les artistes étrangers. Il faudrait donc une harmonisation des taxes en Europe, car c’est un obstacle à la mobilité des artistes.
• Difficultés pour les artistes extra-européens d’obtenir des visas et des permis de travail. Il y a une nécessité de mettre en place des mesures pour aider les artistes du sud. Cela mérite une politique européenne de soutien.
• Il y a également un problème sur le net. Le catalogue français est insuffisant à l’étranger et il y a des problèmes juridiques à résoudre.
Animateur : Jean François Michel
Intervenants :
- Frédéric Bouilleux, Directeur du département « Langue française, diversité culturelle et linguistique » de l’Organisation Internationale de la Francophonie
- Ali Diallo, Trésorier du Bureau Export de la musique Africaine
- Jean Claude Kuentz, Directeur Général adjoint Radio France Internationale
- Olivier Lachouez, PDG Trace TV
- Roland Sanberg STIM/Emo-Suède
Thèmes: - L’importance des échanges, en termes économiques et artistiques.
- Le partage d’expérience et de savoir-faire dans le domaine de la promotion des musiques, en Europe et dans le monde, notamment en Afrique
- La diversité culturelle au cœur de la politique européenne de la culture.
- La musique, vecteur privilégié des échanges artistiques et économiques entre l’Afrique et l’Europe.
• Aide et soutien à la structuration de la filière de l’industrie culturelle
• Promotion et développement des politiques culturelles
• Le bureau export de la musique africaine :
- Besoin d’un dialogue Nord/sud
- Le bureau a pour mission de soutenir la formation.
- Il mène des initiatives concrètes pour les droits d’auteurs.
- Les problèmes de piratage en Afrique nécessitent une société civile pour les droits d’auteurs, car ce sont les ministères qui s’en chargent. Le Bureau Export pourrait devenir une société civile qui arrange les artistes et pas l’Etat.
• Besoin d’acteurs industriels présents partout/Importance des médias
• Application des règles du marché/promotion de la diversité culturelle/ Equilibre difficile
• La diversité culturelle est présente depuis le traité de Maastricht (Article 151)
• Entrée en vigueur de la convention grâce à l’UE. Les efforts se poursuivent notamment avec la Russie.
• La première conférence des parties avec l’UE a été très importante.
• Rôle immense de la culture dans l’agenda européen.
• Communication au sein de l’agenda européen de la culture :
- Bâtir une coopération entre les pays de l’UE (problèmes de la circulation des hommes et des œuvres).
• Promotion et développement des industries culturelles (agenda de Lisbonne)
• Valoriser l’économie de la culture
• Coopération internationale
- Nouveau budget de 30 millions d’euros
• La Musique est un vecteur de la diversité car elle passe plus facilement les frontières.
• Recherche de modèles économiques qui permettent de cerner les enjeux digitaux.
• Nouveaux modes de coopération
• La Musique est un laboratoire et un chantier privilégié pour la mise en œuvre de la convention
• Processus de consultation : forum culturel européen qui permettrait aux acteurs culturels d’être partis prenants de cette coopération
• L’industrie musicale peut relancer le monde culturel
- innovation et création
• Rôle important à jouer dans le cadre de l’année du dialogue interculturel 2008 : Besoin d’une réelle mobilisation pour cette année.
• Les caractéristiques de l’industrie de la musique :
- Mutations rapides
- Création d’emplois
- Prises de risques en matière de compétitivité
- Coopération et développement durable
• Nous sommes en plein débat au sein de l’UE sur la créativité, la coopération et le dialogue : Dialogue favorable à la créativité et en faveur de la diversité.

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